Focus sur la lutte contre le cancer colorectal aux Etats-Unis
Le cancer colorectal représente à lui seul le troisième cancer le plus meurtrier aux Etats-Unis avec une mortalité estimée à 50 000 décès dans l’année 2009. Toutefois, le rapport annuel américain du journal « Cancer » annonce qu’une meilleure surveillance et des traitements plus efficaces mènent vers une diminution de la mortalité.
D’après le rapport annuel américain du journal « Cancer », la lutte contre le cancer colorectal continue de remporter d’importantes victoires aux Etats-Unis. La baisse très nette enregistrée dans les années 90 se poursuit depuis le début des années 2000 avec un recul de 20 % de la mortalité en 10 ans, selon l’ American Cancer Society (ACS).
Par ailleurs, le rapport annonce des perspectives positives pour l’avenir. Au regard de l’efficacité des nouveaux traitements et de l’intensification de la surveillance, le nombre de décès des suites d’un cancer colorectal pourrait diminuer de moitié d’ici 2020. Il faut dire que des moyens ont été mis en place pour aider la surveillance et le dépistage : les Américains de 50 ans et plus bénéficient d’une coloscopie ou d’une analyse des selles annuelle depuis 2005.
Toutefois, ces prévisions restent à nuancer et, ce, pour deux raisons.
Premièrement, elles ne seront atteintes que si la surveillance et le dépistage s’intensifient, si les traitements chimiothérapiques continuent à s’améliorer, et si la population américaine diminue les facteurs de risques. Tabagisme et consommation de viande rouge sont principalement évoqués dans le rapport car ils sont connus pour faciliter l’apparition de cancer et menacer l’efficacité des traitements.
Deuxièmement, la communauté scientifique américaine est divisée sur la question des perspectives annoncées par le rapport. Pour certains spécialistes telle que le Elizabeth Ward, qui supervise la surveillance et la politique de santé de l’ACS, ces perspectives sont certes « optimistes mais réalistes ». Pour d’autre, ces prévisions semblent difficile à atteindre car elles supposent un changement radical dans les habitudes alimentaires et un suivi médical trop important. «Je pense que ça n’est pas réaliste », a ainsi déclaré le Dr Edward Benz Jr, président de l’Institut du cancer Dana-Farber à Boston.
